31 janvier 2012
{Le mois de Mathieu Gaborit} chez Book en Stock
Le mois de..., le rendez-vous attendu de Dup & Phooka, les copines de Book en Stock, met à l'honneur, dès demain, un auteur de l'imaginaire qui officie aussi bien en Fantasy qu'en SF.
Le mois de février va donc être l'occasion de découvrir et échanger avec Mathieu Gaborit.

Vous pouvez retrouver toutes les informations sur cet évènement sur Book en Stock.
Pour ma part, je vais avoir la chance de découvrir sa plume SF avec Bohème et sa plume Fantasy avec Chronique du Soupir, que du bon en perspective.
30 janvier 2012
{Une étude en rouge} d'Arthur Conan Doyle
Au n°3 de Lauriston Garden, près de Londres, dans une maison aide, un homme est trouvé mort. Assassiné ? Aucune blessure apparente ne permet de le dire, en dépit des taches de sang qui maculent la pièce alentour. Sur le mur, griffonnée à la hâte, une inscription : Rache ! Vengeance ! Vingt ans plus tôt, en 1860, dans les gorges de la Nevada, Jean Ferrier est exécuté par de sanguinaires Mormons chargés de faire respecter la loi du prophète. Sa fille, Lucie, est séquestrée dans le harem du fils de l'Ancien. Quel lien entre ces deux événements aussi insolites que dramatiques Un fil ténu, un fil rouge que seul Sherlock Holmes est capable de dévider. Une intrigue tout en subtilités où, pour la première fois, Watson découvre le maître...
Mon avis :
Ma première rencontre avec Sherlock Holmes, dans Le chien des Baskerville, ne m’avait pas vraiment convaincue, le personnage étant trop pompeux et fier de lui à mon goût. Puis finalement, avec la découverte de la série BBC et le lancement du challenge Un classique par mois, je me suis dit que c’était le moment de retenter la lecture et d’en découvrir plus sur ce personnage au combien célèbre.
Une étude en rouge m’a nettement plus plu que le précédent, d’une part parce que je cherchais les points communs et différences d’avec l’épisode TV, mais surtout parce qu’il n’y est pas question de descriptions interminables de la lande anglaise.
Au contraire, cette aventure est parfaite pour commencer, puisqu’elle raconte la rencontre entre Holmes et Watson et nous permet de découvrir et nous habituer à ce personnage si atypique à travers les yeux du célèbre Docteur. Elle nous permet aussi de réviser nos connaissances sur les habitudes de vie de l’un et de l’autre. Finalement, c’est une plongée tranquille dans cet univers dont on a tous entendu parler et que l’on connait déjà beaucoup sans forcément l’avoir lu.
L’intrigue est en deux temps, une partie dans le Londres holmesien, où l’on suit les réflexions et déductions toujours hallucinantes de vérité de notre héros, et l’autre au pays des Mormons, pour un épisode sans rapport aucun avec le reste… tout du moins au premier abord. Je dois dire que ce changement de registre, de lieu et d’époque m’a tout d’abord surprise et finalement beaucoup plu, dans la nouveauté qu’il apportait, dans les us et coutumes qu’il racontait, dans son inattendu.
Bien évidemment et comme souvent, il est impossible de deviner à l’avance quel est le coupable, quel est son mobile et sa manière d’opérer, et les vérités assénées avec une simplicité et une évidence naturelle par Sherlock Holmes n’en sont que plus surprenantes et agréables.
Notons également l’ironie, l’humour du personnage et sa verve bien souvent aiguisée envers ses concitoyens, et nous obtenons finalement le parfait mélange pour se plonger quelques instants dans une ambiance particulière, avec un personnage qui à défaut d’être apprécié par tous, ne peut tout du moins pas laisser indifférent.
Au final, là où Le chien des Baskerville avait échoué, Une étude en rouge (version roman et série TV) a su me convaincre du potentiel de ce héros et me donner envie de le retrouver de temps en temps, en compagnie de son cher Watson.
En conclusion :
Et c'est ainsi que j'inaugure mon challenge Un classique par mois...

A venir :
Blue Jay Way, Fabrice Colin
28 janvier 2012
{Mercy Thompson, tome 6 : La marque du fleuve} de Patricia Briggs
Mercy et Adam passent leur lune de miel au bord de la Columbia. Tout devrait être parfait, mais une présence maléfique hante les eaux, emportant des vies innocentes.
Mercy est une marcheuse : elle peut voir les fantômes. Et voilà que l'esprit de son père, mort avant sa naissance, décide de lui rendre visite.
Il est temps pour elle de renouer avec son héritage pour affronter la diablesse de la rivière.
Mon avis :
Se plonger dans un tome de Mercy Thompson, c’est comme revenir en terrain connu, comme se réserver un moment rien qu’à soi, un moment que l’on sait d’avance être bon. La marque du fleuve ne fait pas exception et le plaisir est toujours entier, mais là où ce tome sort de l’ordinaire c’est qu’il nous permet enfin d’en savoir plus sur notre changeuse, sur ses origines et sur la communauté indienne.
Pour une fois, les vampires, loups-garous et faes se retrouvent en second plan, et l’histoire se concentre bien plus précisément sur ceux que Mercy appelle les changeurs, sur leurs animaux totems et sur les légendes qui les mettent en scène. L’ambiance est donc spéciale, provenant d’autres croyances, mettant en place une autre mythologie tout aussi passionnante, pleine d’anecdotes et de nouveaux personnages. Les détails sont tels que l’on sent à travers l’intrigue tout l’attachement et l’intérêt de l’auteur pour les indiens et leur histoire.
Si le début du tome est plutôt calme, centré sur la vie des personnages que l’on connait, la suite nous embarque totalement ailleurs, le rythme est de plus en plus rapide, les révélations et rebondissements nombreux et le danger ne cesse de s’accroître. Plus la lecture avance et plus il devient difficile de faire une pause, une fois de plus, Patricia Briggs sait passionner son lectorat et nous offrir un roman qui se dévore.
En parallèle, ce tome est également l’occasion de découvrir Mercy et Adam sous un nouveau jour et de profiter pleinement de leur relation. Cela ajoute une dimension à l’aventure et permet de multiplier le plaisir de lecture. On se plonge totalement dans le livre aussi bien pour profiter de nos héros que pour découvrir ce qu’il se trame et quel est le danger qu’ils doivent affronter.
En résumé, un tome qui valait complètement l’attente, une Mercy égale à elle-même qui se dévoile, se découvre de plus en plus, et gagne encore en profondeur, un Adam toujours aussi craquant, toujours aussi Alpha et toujours aussi indispensable, et une intrigue qui nous offre des réponses sur le passé de notre héroïne… que demander de plus ?
En conclusion :
Comme toujours, je n'ai qu'une question... à quand la suite ?
A venir :
Une étude en rouge, Arthur Conan Doyle
26 janvier 2012
{Une ère de pénombre, tome 1 : Isak le Blanc-Regard} de Tom Lloyd
Quand les dieux ont quitté le monde, ils y ont laissé les blancs-regards, des hommes plus charismatiques et plus puissants que les autres – des guerriers.
Le jeune Isak est l’un d’entre eux. Mais avec ces pouvoirs, il a aussi hérité d’un caractère imprévisible et d’une rage difficilement contenue. Craint et méprisé, il rêve d’une place dans l’armée et d’une chance de vivre sa vie. Pourtant les dieux ont d’autres plans pour cet adolescent impétueux.
Car une époque de troubles s’annonce. Le temps est venu de forger des empires et; pour Isak le blanc-regard, d'embrasser son destin.
Mon avis :
Une ère de pénombre fait partie de ces séries Fantasy qui se trouvent à la frontière entre les genres. En effet, on y retrouve aussi bien certaines créatures et lieux bien connus de tous, que des êtres habituellement rencontrés dans des romans plus fantastiques, ou encore une grande part de politique dans une ambiance médiévale, comme si l’auteur avait voulu toucher un peu à tout.
Il faut l’avouer, cela peut déstabiliser le lecteur, qui pourra mettre un certain temps pour s’immerger totalement dans l’histoire et en comprendre toutes les nuances. L’univers présenté par Tom Lloyd est complexe, limite compliqué, les personnages sont nombreux, les informations données petit à petit…
A côté de cela, le monde mis en place possède bien des attraits et sait se rendre intéressant, l’utilisation de nouvelles créatures que sont les Blancs-Regards en parallèle de celles plus connues comme les elfes, dragons ou trolls, la mise en place d’une mythologie forte avec un panthéon de dieux importants, les scènes de joutes, de duels, les recours à des prophéties… tout est mis en place pour offrir un voyage au cœur d’une ambiance particulière tout à la fois ancrée dans le rêve et le réel.
La multitude des personnages, de tout bord, de tout genre, aurait tendance à perdre un peu le lecteur, mais au final, ne reste en mémoire que les principaux, ceux à qui il arrive quelque chose, ceux qui sortent du lot par leurs paroles, par leurs actions ou leurs statuts. Et pourtant, même si certains se détachent, il n’est pourtant pas évident de se laisser toucher ; bien sûr, leur destinée nous intéresse, tout comme les dangers qu’ils courent ou les décisions qu’ils prennent, mais il manque un peu de sentiments, d’émotions, pour être totalement conquis.
Au final, un premier tome qui pose le décor, qui présente les acteurs et nous donne tout à la fois contexte et ambiance. Même si le lecteur ne sort pas forcément complètement convaincu, il n’en est pas moins curieux de cet univers particulier. Affaire à suivre donc, pour voir si la série saura nous embarquer comme d’autres grandes épopées de Fantasy.
En conclusion :
La suite m'attend déjà dans ma PAL, je n'aurai pas long à attendre pour savoir si j'adhère totalement ou non.
A venir :
Mercy Thompson, tome 6 : La marque du fleuve, Patricia Briggs
25 janvier 2012
{La vengeance du wombat et autres histoires du bush} de Kenneth Cook
Une rencontre dans un bar, quelques bières fraîches, un rien de faiblesse, et voilà Kenneth Cook, écrivain d'âge mûr « en léger surpoids », embarqué dans d'incroyables aventures où la faune humaine et animale du bush joue le premier rôle.
Kangourou suicidaire, koalas explosifs, wombats vindicatifs, reptiles dérangés, chercheurs d'opales amateurs de paris stupides, Aborigènes roublards : ils finissent toujours par contrarier son penchant naturel pour le confort. Heureusement, car Cook en tire une brassée d'histoires plus vraies que nature, racontées avec un art consommé du gag, dans toute leur improbable hilarité.
Mon avis :
Ce court recueil de nouvelles est un véritable plaisir de lecture. Mêlant humour, situations cocasses et incongrues, anecdotes les plus inattendues et souvenirs d’Australie, La vengeance du wombat nous entraîne à travers le bush, dans les régions les plus reculées, tout comme au détour d’un comptoir.
Les personnages sont parfaitement croqués, et à plus d’un moment on a l’impression de se retrouver dans une aventure de Crocodile Dundee. On pourrait se dire que l’auteur en fait trop, que c’est exagéré et totalement impossible, et pourtant on se surprend à y croire, à imaginer ces scènes toutes plus extravagantes les unes que les autres.
Dans ce livre, tout est dépaysant, les personnages, qu’ils soient chercheurs d’opales, guides, aborigènes ou tout simplement richissimes, la faune, entre les crocodiles, les wombats, kangourous, koalas, buffles et autres quokkas, tout est mis en place pour nous embarquer à l’autre bout du monde, dans un lieu sans âge où l’on croit facilement que tout peut arriver.
Chaque nouvelle nous apporte son lot d’humour, d’incrédulité, de descriptions visuelles et savoureuses. On retrouve dans toutes le même esprit, la même envie de nous livrer un morceau de bush, de nous immerger totalement dans ces paysages, dans ces manières de vivre complètement en marge, avec leurs propres règles qui surprennent, qui étonnent et qui autorisent toutes sortes d’évènements.
Dépaysement et détente, voilà les maîtres mots de cette lecture particulièrement agréable, à découvrir à petites doses, pour faire durer le plaisir, ou à dévorer d’une traite, sans même reprendre son souffle.
Ce qui est sûr, c’est que si vous voulez savoir en quoi les kangourous ne sont vraiment pas doués, pourquoi il ne faut pas approcher une allumette de la gueule d’un koala ou encore ce que les australiens sont prêts à faire pour un pari, ce recueil de nouvelles est pour vous !
En conclusion :
Un grand merci aux éditions Le Livre de Poche pour la découverte qui m'a donné envie de me plonger dans les autres livres de l'auteur, et qui ajoute une lecture à mon challenge Le tour des genres en 365 jours.

2/20
A venir :
Une ère de pénombre, tome 1 : Isak le Blanc-Regard, Tom Lloyd
24 janvier 2012
{Femmes de l'Autremonde, tome 6 : Rupture} de Kelley Armstrong
On ne peut décidément pas faire confiance à un semi-démon : Elena n’aurait jamais dû accepter de lui rendre un service. La mission : reprendre à un collectionneur de Toronto la fameuse lettre de Jack l’Éventreur intitulée « From Hell ».
Mais par accident, Elena libère un sortilège qui ouvre un portail relié au Londres victorien. D’accord, Toronto a besoin d’attirer les touristes, mais « la porte de l’enfer » n’est pas vraiment le surnom que la municipalité avait en tête ! Sans compter les vampires voleurs, les rats tueurs, les zombies que rien n’arrête…
Le pire, c’est ce qui sort de ce portail, et dont l’objectif est comme par hasard… Elena elle-même.
Mon avis :
Après trois tomes en compagnie des mages, sorcières et autres fantômes, quel plaisir de retrouver Elena, Clay et leurs comparses loups-garous.
Dès les premières pages, et comme à chaque fois, l’auteure sait nous mettre dans l’ambiance et nous attacher à ses personnages, que l’on retrouve comme s’ils étaient de vieux amis. Dans ce tome, Elena et Clay, en plus de leur habituelle complicité, nous offre une autre vision d’eux-mêmes, leur couple prend une nouvelle tournure, ajoutant en force et en attachement. Leurs relations aux autres évoluent également et on les sent tout à la fois prêts et inquiets par la nouvelle direction que prend leur vie.
En parallèle de tous ces passages personnels, sur la vie au jour le jour et les préoccupations de nos héros, l’auteure nous offre une intrigue à la fois passionnante et très prenante. En ramenant au premier plan la légende de Jack l’éventreur, en incluant à son récit de nouvelles créatures (comme les zombies) et de nouveaux personnages, Kelley Armstrong continue de compléter son univers et de se renouveler. Le rythme est entrainant, les questions nombreuses et on retrouve avec grand plaisir certains protagonistes croisés précédemment. Mêlant habilement magie, sorts et autres découvertes fantastiques, ce récit nous emmène avec bonheur dans cet Autremonde que l'on apprécie tant.
Comme toujours, le monde et le mythe que nous offre l’auteur tiennent vraiment la route, ses créatures sont bien décrites et s’insèrent parfaitement dans cet univers que l’on connaissait déjà, renforçant notre intérêt et notre envie d’en savoir toujours plus.
Alternant avec efficacité révélations, passages dangereux, actions et réflexions, cette aventure saura enchanter les habitués de la saga, et ce, aussi bien du côté de l’histoire que sur le plan secondaire des avancées dans la vie d’Elena et Clay. La fin ravira les cœurs de midinette et les fans de nos deux héros, le seul problème maintenant est d’attendre la suite et l’occasion de retrouver aussi bien l’univers que nos garous préférés.
En conclusion :
Une série toujours agréable, et un tome qui s'insère dans la catégorie Fantasy/SF/Fantastique de mon challenge Le tour des genres en 365 jours !
1/20
A venir :
La vengeance du wombat et autres histoires de bush, Kenneth Cook
22 janvier 2012
{Genesis} de Bernard Beckett
Anax est prête à affronter le jury.
Pendant cinq heures, face à trois examinateurs, elle va montrer qu'elle connaît parfaitement son sujet. Mais plus elle en dit, plus elle referme son propre piège... Vous êtes sur le point de plonger dans un roman fascinant. Un thriller futuriste d'une ingéniosité stupéfiante. Et le meilleur... est pour la fin !
Mon avis :
Genesis est un court roman à la frontière entre l’anticipation et la philosophie, un roman qui fait voyager, un roman qui fait imaginer, un roman qui fait réfléchir et surtout un roman qui surprend.
Rien que sur la manière de présenter les choses, l’auteur fait fort en termes d’innovation. Il arrive ainsi à nous raconter son univers, à nous expliquer la mise en place des choses, à nous donner révélations sur les habitants, le gouvernement, la manière de vivre, l’ambiance, sans nous abreuver de descriptions inutiles, sans nous ramener un grand temps en arrière, mais au contraire en utilisant une manière de faire inattendue et bien trouvée.
L’univers créé par Bernard Beckett parait complet, futuriste mais pas forcément si lointain, il est facile de s’y projeter et de s’imaginer en faire partie. Son style d’écriture est agréable et amène simplement la réflexion sur des sujets variés tels que la pensée ou la compassion. Il arrive à nous parler philosophie tout en restant passionnant, sans que la lecture devienne rébarbative ou trop abstraite.
Ses personnages sont utilisés aussi bien pour faire passer des messages que pour nous entrainer dans ce monde particulier. Leurs caractères nous sont révélés par leurs ressentis, par leurs réactions et par la place qu’ils ont pu laisser, là encore, la manière d’amener les choses est différente des standards et particulièrement efficace.
En nous montrant Adam à travers les yeux d'Anax, l’auteur en fait un personnage auquel on s’attache et dont on veut tout connaitre, rejoignant ainsi l’essence même du livre, se plongeant encore plus dans cette histoire inhabituelle.
Rien qu’avec tout cela, j’étais déjà convaincue, mais la fin du roman, complètement détonante, totalement inattendue, enfonce le clou et renforce la très bonne impression générale. En choisissant de terminer ainsi, avec cette révélation, l’auteur pousse encore plus loin notre réflexion et nous fait revenir sur les pages précédentes, analysant différemment ce que l’on y a lu.
En résumé, un roman court, différent, qui se dévore d’une traite pour nous transporter dans un univers où la pensée et la recherche sont au premier plan, un roman qui marque, une très belle découverte.
En conclusion :
Je vais essayer de me pencher sur les autres écrits de l'auteur, que ce soit ses pièces de théâtre ou ses romans pour ado.
A venir :
Femmes de l'Autremonde, tome 6 : Rupture, Kelley Armstrong
20 janvier 2012
{L'homme inquiet} d'Henning Mankell
La mécanique du commissaire Wallander, soixante ans depuis peu, semble grippée. Il oublie son arme dans un restaurant et risque la suspension. Des choses lui échappent… Il ne comprend pas pourquoi le beau-père de sa fille, ancien officier de marine, lui raconte une vieille histoire de sous-marins russes repérés dans les eaux suédoises il y a bien longtemps… Juste avant de brutalement disparaître.
Mon avis :
Même si l’e commissaire Wallander est loin d’en être à sa première enquête, et même s’il est récurrent dans les romans d’Henning Mankell, je ne le découvre qu’avec cet Homme inquiet, mélange de polar et de roman d’espionnage, qui nous ballade habilement dans le temps comme dans l’espace.
Mon impression est assez mitigée au sortir de cette lecture ; pas que je n’ai pas aimé, mais j’y ai trouvé certaines longueurs qui m’ont tout de même dérangée. Il faut bien l’avouer, le rythme est très lent et l’auteur friand de détails qui paraissent parfois inutiles. A côté de cela, certaines informations aident à mettre en place l’ambiance, à rendre le décor plus visuel, plus concret, même si là encore, survient régulièrement une impression de trop ; je n’ai par exemple jamais vu tant d’orages et d’averses dans un même roman.
Pourtant, malgré ces quelques détails parfois gênants et parfois déstabilisants (est-ce normal que tous les suédois se tutoient même s’ils ne se connaissent pas ?), j’ai tout de même apprécié cette plongée dans la vie de Wallander, cette découverte de ce personnage qui a su attiser mon intérêt, de par son caractère, de par son passif, de par ses manières d’être. Fragile et courageux à la fois, Wallander fait partie de ces vieux flics pour lesquels j’ai de suite un attachement particulier, et ce sans raison apparente.
L’intrigue tient la route, les révélations et informations sont distillées lentement, et le fait que l’enquête ne soit pas officielle mais au contraire dans la sphère privée de notre héros apporte un niveau supplémentaire, une manière d'impliquer de plus près Wallander et sa famille à un évènement difficile. Mêlant tout à la fois la marine suédoise, une composante historique et des préoccupations plus actuelles, cette aventure a de quoi embarquer le lecteur vers l’inconnu, vers la découverte, vers le souvenir.
Au final, et même si ma lecture m’a paru un peu longue, cette première découverte de la plume de Mankell a su me convaincre et me rendre curieuse des autres enquêtes de Wallander. Je pense d’ailleurs reprendre calmement celles-ci du début, pour apprendre à mieux connaitre cet inspecteur à la vie chargée.
En conclusion :
Je remercie les éditions Points pour la découverte.
A venir :
Genesis, Bernard Beckett
19 janvier 2012
{Challenge Je lis aussi des albums 2012}
C'est décidé, ce sera mon dernier challenge pour 2012, mais je rempile pour ce challenge lancé par Hérisson :
Je lis aussi des albums !
Cette année, je me mouille un peu plus et je me lance dans la version Petit Challenge
pour ainsi tenter de lire 10 albums, et enfin avoir une bonne excuse pour craquer pour tous ceux que je note en passant d'un blog à l'autre...
Si vous avez des coups de coeur ou de bons conseils, n'hésitez pas à me proposer
des titres en commentaires !
18 janvier 2012
{Le dernier hiver} de Jean-Luc Marcastel
Un ciel de sang.
De la neige à perte de vue.
Et une forêt de pins. Des pins qui dévorent tout.
Demain, l'Hiver engloutira le monde.
Johan refuse de s'agenouiller devant le sort.
Par amour, il décide de retrouver celle qu'il aime.
Par amour, son frère Théo, va lui ouvrir la voie.
Par amour, ses amis laissent tout derrière eux pour l'accompagner.
Pour cela, ils devront pénétrer jusqu'au coeur des ténèbres... Au coeur de leurs propres ténèbres.
Mon avis :
Lorsque j’ai entendu parler du Dernier hiver pour la première fois, c’était en termes élogieux et, la présentation que l’on m’en a alors fait ne pouvait que me donner envie de m’y plonger : un roman post-apocalyptique ? Une forêt de pins dangereuse ? Un roman sombre ? Angoissant ? Une histoire d’amour ? Sur le papier tous les ingrédients étaient réunis pour que je sois captivée par ce livre et ne puisse plus le lâcher.
Cela a été le cas, mais sur la première partie seulement. En effet, le début est digne des meilleurs thrillers, l’ambiance y est noire, à couper au couteau, le danger et la peur sont omniprésents et l’on ne voit pas défiler les pages, captivés que l’on est par cette aventure hors du commun, par ce monde où plus rien n’est comme avant, par ce voyage de tous les risques, par toutes ces questions que l’on se pose sur les créatures, les lieux, les évènements.
Puis, tout d’un coup, je ne me suis plus retrouvée dans la lecture, j’ai eu l’impression que l’auteur amenait trop de sujets différents sans plus se consacrer réellement à ceux déjà abordés, que les évènements étaient juste survolés et que certains rebondissements étaient trop faciles. A partir de là, je n’ai plus adhéré à l’histoire et me suis complétement détachée, n’arrivant pas à retrouver cette ambiance, cette angoisse qui avaient capté tout mon intérêt dans les premières pages.
Ajoutons à cela que je manquais d’explications, que j’aurais aimé plus de détails sur ce qui s’était passé avant, sur les caractéristiques des étranges créatures rencontrées, de ce qui les avait amenées à se transformer. Même si l’un des personnages avance des hypothèses, cela m’a paru bien peu et ne m’a surtout pas convaincue.
Du côté des héros justement, et contre toute attente, j’ai surtout apprécié Khalid, le seul à ne pas être torturé par un amour impossible, le sage dont les anecdotes sur le grand-père et ses babouches amenaient un peu de légèreté et d’humour bienvenus. Par contre, je n’ai pas réussi à m’attacher à Théo, Fanie ou Johan et ce, malgré leurs caractères, leurs histoires fortes et leurs regrets. Ils avaient tout pour en faire des personnages dont on se souvient, mais la magie n’a malheureusement pas opéré.
Au final, un roman que j’ai trouvé à deux vitesses, avec une première partie vraiment prenante et une seconde qui, même si le style reste agréable, n’a pas réussi à me convaincre et m’a même déçue.
En conclusion :
Acheté à Montreuil, dédicacé par l'auteur, Le dernier hiver était aussi la première lecture commune des CDP, chez qui les avis sont partagés (liens à venir) : Aily, Choukette, Fée Bourbonnaise et Mallou.
A venir :
L'homme inquiet, Henning Mankell
















