{Fallait pas le chercher} de Victoria Nekfeet
Sophie, célibataire apparemment assumée, la trentaine libérée, avec une vision pourtant bien acérée de la condition de femme mariée, supporte de plus en plus mal le regard négatif de ses parents sur ce qu’ils considèrent comme une tare, à savoir son célibat. Lors de la préparation du mariage de Philippe, son frère, Sophie, dans un défi qu’elle n’a pas même le temps d’analyser, annonce qu’elle viendra accompagnée de Bertrand, son fiancé.
Le problème, c’est qu’elle n’a pas de fiancé… Prise au dépourvu, elle va être dans l’obligation d’improviser.
Pour le meilleur et (mais) surtout pour le pire !
Mon avis :
Se plonger dans Fallait pas le chercher, c’est un peu comme se retrouver devant une pièce dite de boulevard, avec les portes qui claquent, les chassés-croisés, l’humour et les rebondissements et révélations à la pelle.
Dès les premières lignes, on sent que le rythme va être enlevé et que l’on n’aura pas le temps de s’ennuyer.
Notre héroïne nous met dans le bain tout de suite, Sophie manie à la perfection humour, ironie et répartie. Célibataire ? Peut-être, mais loin d’être insignifiante pour autant ! Avec elle, il est simple, presque évident, de se plonger avec légèreté dans une histoire facile et attendue par moments, mais toujours distrayante. Ses réflexions et réactions en font la bonne copine, celle avec qui on a envie de papoter, de rigoler et de refaire le monde ; le rôle de la vieille fille lui va bien, et elle dépoussière le genre par son bagout et son culot, s'imposant, sans conteste, comme la pièce maîtresse du roman.
Alors oui, c’est gros, oui ça peut-être exagéré, mais franchement, c’est bien écrit, agréable et même les clichés sont plaisants. Et puis, qui au final n’a jamais assisté à certaines scènes incongrues ou au contraire trop évidentes dans des mariages ?
L’auteur, comme son héroïne, ose tout, les personnages ne sont pas épargnés et tous quasiment en prennent pour le grade dans leur caractère, leur façon d’être, leur réputation ou leur réaction, et ce, pour notre plus grand plaisir. C’est frais, c’est léger, et ça se dévore en deux temps trois mouvements.
En résumé, une histoire incongrue, exagérée et attendue tout à la fois, traitée sans prise de tête, de manière simple et directe. Un pur moment de divertissement, à la limite entre la scène de vie et la contre-histoire d’amour, une découverte en tous points sympathique, aussi bien du côté de la maison d’édition que de l’auteur !
En conclusion :
Un grand merci à Delph et aux éditions Numériklivres pour cette découverte, je vais maintenant me pencher de près sur leur catalogue 100% numérique !
A venir :
Apocalypsis - Cavalier rouge : Edo, Eli Esseriam
