{Le Chaperon Rouge} de Sarah Blakley-Cartwright & David Leslie Johnson
Le village de Daggerhorn semble sommeiller au creux de la vallée. Depuis des générations, le Loup qui menace sa tranquillité est tenu à l’écart grâce à un sacrifice mensuel. Mais aujourd’hui, plus personne n’est à l’abri. Et la peur rôde…
Depuis la mort de sa sœur, la plus douce des jeunes filles, Valérie est inconsolable. Henry, le superbe fils du forgeron, tente de gagner ses faveurs, mais le cœur indompté de la belle bat pour un autre garçon : Peter, le bûcheron exclu du groupe, qui lui offre des escapades palpitantes loin du cocon familial.
Un beau jour, un chasseur de loups de passage dans la région fait une terrible révélation qui provoque la stupeur des villageois : la Bête qui les terrorise depuis des années vit parmi eux. Tout le monde devient suspect. Bientôt, on comprend que seule Valérie peut entendre la voix du Loup. Et celui-ci exige qu’elle le rejoigne avant que le sang coule…
Mon avis :
En voyant le titre de ce livre, on pourrait s'attendre à une adaptation fidèle du conte bien connu, mais très rapidement, on arrête d'y penser, on se plonge dans l'ambiance et on est même surpris de trouver des ressemblances, des clins d'œil avec l'histoire d'origine.
En plaçant l'intrigue du chaperon rouge dans le monde fantastique, en transformant le loup en loup-garou, les auteurs donnent un coup de jeune au mythe et y apportent un nouvel intérêt.
Il ne faut pas longtemps pour être entraîné dans ce huis-clos plutôt noir, pour se retrouver dans ce village soumis où l'horreur et la peur vont très vite augmenter.
Comme notre héroïne, les faits vont rapidement nous faire douter de chacun et l'on va se demander qui peut bien se cacher derrière le Loup, comment il choisit ses proies, et pourquoi ce regain soudain d'activité. Les doutes sont nombreux et disséminés au fil des pages de manière à nous tenir en haleine un maximum.
Ce roman se lit vite, mais tout l'intérêt repose dans la fin, la vraie, celle qui n'est malheureusement pas présente dans le livre mais que l'on doit chercher sur le web. A cause de cela, ce roman a perdu des points, j'ai en effet trouvé frustrant de devoir attendre d'avoir un PC connecté pour connaitre cette vraie fin qui nous offre le revirement de situation, l'explication ultime que l'on n'imaginait pas.
J'ai donc du mal à m'expliquer ce choix des éditeurs (aussi bien français qu'américains), car même si c'est pour éviter de nous livrer la réponse avant la sortie du film, je trouve dommage de ne pas prévenir le lecteur à l'avance.
Même si j'ai été déçue et frustrée par cette "fausse" fin, j'ai tout de même passé un bon moment avec ce roman à l'atmosphère particulière, et j'ai pris plaisir à douter de tous et toutes et à suivre nos jeunes héros.
En conclusion :
Je remercie Camille des éditions Michel Lafon pour l'envoi de ce livre, et j'hésite maintenant à aller voir la version sur grand écran.
A venir :
Par un matin d'automne, Robert Goddard
