{Une gourmandise} de Muriel Barbery
C'est le plus grand critique culinaire du monde, le Pape de la gastronomie, le Messie des agapes somptueuses. Demain, il va mourir. Il le sait et il n'en a cure : aux portes de la mort, il est en quête d'une saveur qui lui trotte dans le cœur, une saveur d'enfance ou d'adolescence, un mets original et merveilleux dont il pressent qu'il vaut bien plus que tous ses festins de gourmet accompli. Alors il se souvient. Silencieusement, parfois frénétiquement, il vogue au gré des méandres de sa mémoire gustative, il plonge dans les cocottes de son enfance, il en arpente les plages et les potagers, entre campagne et parfums, odeurs et saveurs, fragrances, fumets, gibiers, viandes, poissons et premiers alcools... Il se souvient - et il ne trouve pas. Pas encore.
Mon avis :
Lorsque j'ai lu L'élégance du hérisson, j'ai été très touchée par l'histoire et les personnages. Comme je voulais découvrir plus avant cette auteure, j'ai alors investi dans Une gourmandise qui dormait depuis lors dans ma PAL.
Il faut reconnaître certaines qualités à ce livre. Tout d'abord il est court, et se lit donc assez rapidement. Ensuite il sait assez rapidement nous donner envie de savoir quel est ce plat merveilleux, cette Madeleine de Proust à retrouver.
Les rapports entre les personnages, malheureusement trop survolés à mon goût, semblaient forts et plein de potentiel. En quelques mots, en quelques lignes, on savait de suite quel était le sentiment général, affleurant entre amour et haine...
Malgré ces points positifs, j'ai eu du mal à venir au bout de cette lecture. J'ai trouvé ces 166 pages trop longues, les descriptions de nourriture, de plats, de sensations, bien qu'elles soient très bien écrites ont fini par me lasser. J'ai trouvé le temps long dans toute cette recherche du personnage principal. Heureusement, les passages le concernant était entrecoupé des sentiments de ces proches. Là j'y voyais de l'intérêt et la lecture me redevenait agréable.
Finalement j'ai eu l'impression que tout était trop "pompeux" : l'écriture, mais surtout ce critique gastronomique, que j'ai détesté, purement et simplement.
Parlons de la fin, que j'attendais, qui aurait pu tout rattraper, mais qui a eu l'effet inverse... tout ce que j'ai réussi à me dire c'est "Tout ça pour ça ?".
Une véritable déception que ce petit livre. Comme quoi aimer un livre d'un auteur ne veut pas dire aimer toute sa prose.
En conclusion :
Je me tâte maintenant pour savoir si je ferais un jour un autre essai...
A venir :
Femmes de l'Autremonde, tome 3 : Magie de pacotille, Kelley Armstrong
