20 février 2012

{Apocalypsis - Cavalier rouge : Edo} d'Eli Esseriam

apocalypsis2_blogQuatrième de couverture :

La fin du monde est proche.
Ils sont quatre jeunes de 17 ans : Alice, Edo, Maximilian et Elias.
Ils sont les Cavaliers de l'Apocalypse.
Ils n'épargneront que 144 000 âmes. En ferez-vous partie ?

Mon avis :

Si j'avais aimé la nouveauté apportée par le premier tome de cette saga et portant sur Alice, je dois dire que je suis totalement tombée sous le charme d'Edo, le cavalier rouge.
Le personnage que nous présente ici Eli Esseriam n'a pourtant rien pour plaire au premier abord. Violent, voleur, tueur, malmené par la vie, Edo paraît froid et indifférent. Le monde dans lequel il évolue est sans espoir, sombre et souvent dérangeant, et pourtant, malgré tous ces a priori négatifs, il est difficile de ne pas être touché par le personnage, de ne pas s'attacher à lui, de ne pas apprécier le voir évoluer, le voir s'adapter, le voir découvrir d'autres côtés du monde tel qu'il l'imaginait.

Ce second tome est un concentré d'émotions. Au cœur de l'empathie d'Edo, l'auteur sait parfaitement nous retranscrire colère, peur ou joie. La plongée dans ce monde se fait quasiment en apnée, choqué, dégoûté que peut être le lecteur de certaines scènes ou alors touché et ému de certaines réactions. C'est le cœur souvent gros et heureusement parfois léger que l'on tourne les pages, pour s'enfoncer plus profondément dans le quotidien de notre héros.

Comme avec Alice, ce tome n'épargne rien au personnage, de manière à le mettre en condition, à le glisser dans son rôle difficile et à exacerber les sentiments qu'il fait naître chez le lecteur. Souvent l'on se demandera ce qu'il peut encore arriver, l'on stressera pour les proches ou ceux qui pourraient le devenir ; au fur et à mesure de la découverte, de la montée en puissance de l'intrigue, de l'attachement à Edo, on se rend compte que l'on est pris au piège, embarqué dans une aventure tout à la fois horrible et passionnante, mais que l'on ne peut pas lâcher.

Au milieu de cette noirceur, de cette violence, Eli Esseriam arrive néanmoins à nous offrir quelques rayons de soleil, quelques moments de bonheur, de douceur lors d'échanges parfois trop courts, mais toujours intenses avec les opposés de notre héros que sont Anel ou Noémie, ces passages donnent une force et un intérêt supplémentaire à ce roman, dévoilant morceau par morceau une facette cachée d'Edo.

Au final un roman détonnant et qui ne peut laisser le lecteur indifférent, un roman qui parait trop court tellement il fait l'effet d'un boulet de canon. Et si la suite est au même niveau, on ne peut qu'être impatient de la découvrir.

En conclusion :

Merci aux éditions Nouvel Angle/Matagot pour l'envoi de ce deuxième tome, une fois de plus, j'attends la suite avec impatience.

A venir :

Jill Kismet, tome 2 : La prière du chasseur, Lilith Saintcrow

Posté par heclea à 07:00 - Littérature jeunesse - Permalien [#]
Tags : , , ,