05 février 2012

{Eco, tome 1 : La malédiction des Shacklebott} de Jérémie Almanza & Guillaume Bianco

eco1_blogQuatrième de couverture :

"Approchez braves gens, pour entendre l'histoire,
Cette sombre litanie, qui vogue dans ma mémoire.
Soyez donc attentifs, prêtez-moi une oreille,
Vous entendrez un conte, à nul autre pareil.
Eco n'a pas dix ans, son visage est bien blême,
Mais c'est la vie pourtant, qui coule dans ses veines.
Une triste circonstance, par une nuit de démence,
Changera à jamais sa paisible existence.
La fable est déplaisante, faites à votre guise,
Sachez que toutefois, pleurer n'est pas de mise..."

Mon avis :

Conte aux confins du fantastique, La malédiction des Shacklebott nous entraine dans un imaginaire merveilleux où les sorcières existent, où les poupées prennent vie, et où les petites filles ne sont pas forcément heureuses, aimées ou épanouies.

Ce premier tome nous présente le personnage d’Eco, petite fille attachante qui découvre la vie, tâche au mieux de remplir sa solitude, de bien faire, qui apprend à grandir finalement. Le coup de crayon de Jérémie Almanza nous montre sa fragilité, son innocence, son désir d’amour, son besoin de protection. Dès le premier coup d’œil, il est facile de se représenter cette petite fille, de deviner un morceau de son histoire, de se noyer dans ses yeux si tristes.

Les dessins nous mettent dans l’ambiance et nous font ressentir les impressions des protagonistes, l’immensité d’une solitude, la folie d’un personnage, la peur d’Eco. Les couleurs donnent le ton, l’émotion du moment, lumineuses, claires quand tout va bien, quand les rêves deviennent réalité, quand l’espoir est présent, et sombres quand les mauvaises nouvelles tombent, quand le destin choisit un autre chemin.

Les personnages croqués par Jérémie Almanza sont tour à tour attachants, mignons ou effrayants, leur représentation les rend palpables et renforce les impressions, les sentiments du lecteur, exacerbés par certaines réactions, horribles ou attendrissantes, mais qui ne laissent en tout cas pas indifférents.

Le parallèle fait au début de chaque chapitre avec l'histoire de Jack et du haricot magique renforce cette immersion dans le domaine du merveilleux, de l'impossible, où tout peut arriver.

Ce premier tome n'est pas là que pour poser une histoire... En effet il fait bien plus, il permet en quelques pages, en quelques mots, en quelques dessins, d'attacher le lecteur à un univers, à un coup de crayon, au destin d'une petite fille qui grandit trop vite, sans le savoir et surtout sans accompagnement.
Un album très addictif donc, où, dès la dernière page refermée, l'appel de la suite se fait grandement ressentir.

En conclusion :

J'avais repéré Eco sur les blogs d'Acr0 et Lelf entre autres, et je débute ainsi mon challenge Je lis aussi des albums !

ca2012petit

1/10

A venir :

La confrérie de la dague noire, tome 2 : L'amant éternel, de J.R. Ward

Posté par heclea à 07:00 - Albums - Commentaires [2] - Permalien [#]
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Commentaires sur {Eco, tome 1 : La malédiction des Shacklebott} de Jérémie Almanza & Guillaume Bianco

  • Le combo est vraiment fort sur cette trilogie ! Beaucoup de forces comme tu dis dans les dessins et aussi dans le texte. Je trouve quand même le premier tome très fort Le deuxième - comme l'exprimait Lelf - a le défaut d'être au milieu donc un peu frustrant car on a vite envie de savoir la suite. En espérant qu'ils ne mettent pas deux ans à pondre le tome 3 !
    Par contre, si je ne me trompe pas, le nom de famille possède un "C" : Shacklebott

    Posté par Acr0, 06 février 2012 à 20:22 | | Répondre
  • @Acr0 même si le deuxième tome est frustrant, j'ai bien envie de le découvrir rapidement pour voir ce qui arrive à Eco.
    Et merci pour le nom, j'ai eu beau faire attention, l'orthographe de ce nom ne veut pas me rentrer dans le crâne

    Posté par Heclea, 06 février 2012 à 20:42 | | Répondre
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