18 janvier 2012

{Le dernier hiver} de Jean-Luc Marcastel

dernier_hiver_blogQuatrième de couverture :

Un ciel de sang.
De la neige à perte de vue.
Et une forêt de pins. Des pins qui dévorent tout.
Demain, l'Hiver engloutira le monde.
Johan refuse de s'agenouiller devant le sort.
Par amour, il décide de retrouver celle qu'il aime.
Par amour, son frère Théo, va lui ouvrir la voie.
Par amour, ses amis laissent tout derrière eux pour l'accompagner.
Pour cela, ils devront pénétrer jusqu'au coeur des ténèbres... Au coeur de leurs propres ténèbres.

Mon avis :

Lorsque j’ai entendu parler du Dernier hiver pour la première fois, c’était en termes élogieux et, la présentation que l’on m’en a alors fait ne pouvait que me donner envie de m’y plonger : un roman post-apocalyptique ? Une forêt de pins dangereuse ? Un roman sombre ? Angoissant ? Une histoire d’amour ? Sur le papier tous les ingrédients étaient réunis pour que je sois captivée par ce livre et ne puisse plus le lâcher.

Cela a été le cas, mais sur la première partie seulement. En effet, le début est digne des meilleurs thrillers, l’ambiance y est noire, à couper au couteau, le danger et la peur sont omniprésents et l’on ne voit pas défiler les pages, captivés que l’on est par cette aventure hors du commun, par ce monde où plus rien n’est comme avant, par ce voyage de tous les risques, par toutes ces questions que l’on se pose sur les créatures, les lieux, les évènements.

Puis, tout d’un coup, je ne me suis plus retrouvée dans la lecture, j’ai eu l’impression que l’auteur amenait trop de sujets différents sans plus se consacrer réellement à ceux déjà abordés, que les évènements étaient juste survolés et que certains rebondissements étaient trop faciles. A partir de là, je n’ai plus adhéré à l’histoire et me suis complétement détachée, n’arrivant pas à retrouver cette ambiance, cette angoisse qui avaient capté tout mon intérêt dans les premières pages.

Ajoutons à cela que je manquais d’explications, que j’aurais aimé plus de détails sur ce qui s’était passé avant, sur les caractéristiques des étranges créatures rencontrées, de ce qui les avait amenées à se transformer. Même si l’un des personnages avance des hypothèses, cela m’a paru bien peu et ne m’a surtout pas convaincue.

Du côté des héros justement, et contre toute attente, j’ai surtout apprécié Khalid, le seul à ne pas être torturé par un amour impossible, le sage dont les anecdotes sur le grand-père et ses babouches amenaient un peu de légèreté et d’humour bienvenus. Par contre, je n’ai pas réussi à m’attacher à Théo, Fanie ou Johan et ce, malgré leurs caractères, leurs histoires fortes et leurs regrets. Ils avaient tout pour en faire des personnages dont on se souvient, mais la magie n’a malheureusement pas opéré.

Au final, un roman que j’ai trouvé à deux vitesses, avec une première partie vraiment prenante et une seconde qui, même si le style reste agréable, n’a pas réussi à me convaincre et m’a même déçue.

En conclusion :

Acheté à Montreuil, dédicacé par l'auteur, Le dernier hiver était aussi la première lecture commune des CDP, chez qui les avis sont partagés (liens à venir) : Aily, Choukette, Fée Bourbonnaise et Mallou.

A venir :

L'homme inquiet, Henning Mankell 

Posté par heclea à 07:00 - Littérature jeunesse - Permalien [#]
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